• Salle 1 : Camille Claudel
    Point d'orgue de la collection de sculptures du musée

  • Salle 2 : Portraits de femmes
    Salle composée autour de marbres d'Alfred Boucher

  • Salle 3 : Alfred Boucher
    Hommage à l'un des artistes à l'origine de la création du musée

  • Salle 4 : les portraits
    Un art emblématique de la IIIe République

  • Salle 5 : Religion, histoire et mythologie
    Trois thèmes, trois sources d'inspiration

  • Salle 6 : la réalité
    Des sujets de la vie réelle à la glorification du travail manuel

  • Salle 7 : Peintures du XIXe et XXe s.
    Série de paysages peints à la charnière des 19ème et 20ème siècles

  • Salle 8 : Peintures anciennes
    Oeuvres du 17e siècle et du 18e siècle représentant les écoles hollandaise, française et italienne

  • Galerie de sculptures
    la statuaire monumentale, symbole de la IIIe République

  • Galerie de sculptures
    la statuaire monumentale, symbole de la IIIe République

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Lundi, 29 Novembre 2010 13:04

Salle Camille Claudel

Écrit par  Administrateur

Point d’orgue de la présentation des collections de sculptures, le musée de Nogent-sur-Seine possède désormais le plus bel ensemble d’œuvres de Camille Claudel sur le plan international.

Présentation en imagesVidéo prochainement disponible 001_1.jpg 001_2.jpg 001_3.jpg 001_4.jpg 001_5.jpg Abandon Bourgeois Giganti grande Implorante Homme penché Jeune fille à la gerbe L'Implorante L'Implorante La fortune La valse La valse L&eacuteon Lhermitte Petite Implorante Rodin T&ecircte de vieil homme Etude de tête pour l’Hamadryade

L’artiste, qui commença sa carrière au début des années 1880 pour l’achever dans les toutes premières années du 20e siècle, est représentée par des sculptures qui rythment l’ensemble de sa carrière.

Ce dernier, encore étudiant à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, lui apprit les premiers rudiments du métier de sculpteur, avant de la confier, à l’occasion de son départ en Italie, à Auguste Rodin. De la première partie de sa vie, marquée par son apprentissage dans l’atelier de Rodin, et caractérisée par l’exécution de portraits de ses proches, le musée présente une série d’œuvres : L’Homme penché (fonte posthume d’après le plâtre d’origine dans la famille de l’artiste) ; Jeune fille à la gerbe (fonte posthume d’après la terre cuite ayant appartenu à Léon Lhermitte) ; Ferdinand de Massary, 1888 et une Etude pour un Bourgeois de Calais, 1907 (fonte Blot).

Le parcours évoque ensuite les années de maturité, au tournant des années 1890. Camille Claudel se libéra progressivement de l’influence de Rodin, pour suivre une voie personnelle, expressive et poétique, fondée sur le mouvement et sur le savant déséquilibre de la composition : La Valse, 1905 (fonte Blot) ; La Fortune, 1904 (fonte Blot) ; L’Abandon, 1905 (fonte Blot) ; L’Implorante, petit modèle, 1905, n° 16 (fonte Blot) ; L’Implorante, grand modèle, 1905 (fonte Blot). En corollaire, des portraits témoignent de la parfaite maîtrise de ses moyens d’expression : Giganti, 1892 ; Buste de Rodin, avant 1898 (fonte Rudier) ; Tête de vieil homme, vers 1901. L’observation directe du réel lui permit aussi d’exprimer son sens du mouve-ment, avec Chienne affamée, vers 1893...

La fin de la carrière de Camille Claudel se place à la fois sous l’angle d’une sensibilité à l’Art nouveau, et d’un retour à une forme de classicisme. C’est aussi une période de collaboration active avec Eugène Blot, qui édita une série de ses œuvres. Outre le Persée et la Gorgone (1902, marbre, praticien : François Pompon) sont exposés une Etude de tête pour l’Hamadryade, 1908 (fonte Blot) et L’Aurore, chef-modèle, 1908 (fonte Blot).

L’intérêt majeur de présenter ce prestigieux ensemble de sculptures de Camille Claudel dans le musée Dubois-Boucher rénové, en même temps que la partie historique des collections constituées depuis 1902, c’est de faire mieux apparaître, par le jeu des comparaisons stylistiques et formelles, l’originalité de Camille Claudel, sa singularité et son sens personnel de l’expression. Ainsi, cette œuvre n’est-elle pas coupée de sa réalité historique

Le public va aussi pouvoir admirer la dernière acquisition du musée, le Portrait de Léon Lhermitte. Camille Claudel connaissait bien le peintre Léon Lhermitte (1844-1925), avec qui elle entretenait des relations amicales. En 1889, elle avait envoyé au Salon un Buste de Charles Lhermitte, le jeune fils du peintre. Elle entreprit ensuite le Buste de Léon Lhermitte, sur lequel elle travaillait en 1892-93.

Il semble que cette fonte unique, réalisée par Gruet, ait été financé directement par Léon Lhermitte, pour permettre à Camille de l’exposer au Salon de 1895.Depuis cette date, ce remarquable portrait était conservé dans la famille du peintre. Il s’agit donc d’un achat exceptionnel, qui vient renforcer de façon significative le riche fonds de sculptures de Camille Claudel du musée. L’acquisition a bénéficié d’une participation financière du FRAM Champagne-Ardenne (Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées)