Les hommes représentés forment un échantillon varié de la société française : artistes (peintres, musiciens, architectes, sculpteurs), hommes politiques, médecins, savants et militaires.
Les femmes appartiennent à la bonne société. Les bustes d’hommes d’Alfred Boucher et de Paul Dubois ne font grâce d’aucun détail, bouton, ride, système pileux, en une sorte de « vérisme ». Alors que les femmes sont volontiers représentées dans le marbre, le visage lisse, limpide et comme idéalisées.
On trouvera donc des bustes de médecins : le Docteur Huchard et du Docteur Pujet d’Alfred Boucher, le Portrait du Professeur Lannelongue et le Portrait de Pasteur, de Paul Dubois.
Alfred Boucher a également représenté ses parents dans Portrait de Julien Boucher et Portrait de Sophie Boucher.
Il représenta aussi des personnalités politiques, comme Antonin Dubost. Le Portrait de Paul Dubois, par Vincenzo Gemito, témoigne des savantes recherches de cet artiste sur la patine des bronzes antiques.
Pour terminer en beauté ce panorama de l’art du portrait, on trouvera le buste de Ferdinand de Massary, le beau-frère de Camille Claudel, à la belle expression.
Sur les cimaises, ce sont des tableaux d’Emile Artus Boeswillwald : Portrait d’Hippolyte Fournier, Portrait de femme à la coiffe alsacienne, Portrait de Marguerite Boeswilwald, et Autoportrait aux pots persans. I
ntimité présente la femme du peintre et sa nièce, dans des rythmes Art déco, et 25 ans après célèbre les noces de ses parents.
Emile Artus Boeswillwald fut formé dans la tradition académique par Léon Bonnat. Ses tableaux sont d’un observateur éclairé et patient du quotidien, vivant en bonne harmonie avec les objets et bibelots qui meublaient son intérieur et constituaient les sujets de ses natures mortes.
De Jean-François Raffaelli, on pourra voir le Portrait de Germaine à 17 ans, l’un des plus beaux tableaux du musée de Nogent-sur-Seine.






