Le goût pour la statuaire monumentale a progressé tout au long du 19e siècle, pour aboutir à ce qu’on a pu appeler une véritable « statuomanie ». Durant la IIIe République ce goût prit une ampleur considérable, pour s’achever, après la 1ère Guerre mondiale, avec les très nombreux Monuments aux morts dans toutes les villes de France.
Cette dernière salle du musée, au deuxième étage, est dévolue à la peinture an-cienne. Il s’agit d’œuvres du 17e siècle et du 18e siècle, et représentent les écoles hollandaise, française et italienne.
Cette salle présente une série de paysages peints à la charnière des 19ème et 20ème siècles dont Vue de la Seine à Nogent-sur-Seine, d’Alfred Boucher, datant de 1880, qui fait figurer sur sa droite le bâtiment qui abritera le musée quelques années plus tard.
Au cours du 19e siècle, aux habituels sujets historiques, commémoratifs et allégoriques, s’ajouta une autre thématique, qui visait à ériger au rang de la sculpture d’histoire des sujets tirés de la vie quotidienne. Les sculpteurs s’attachèrent ensuite à glorifier le travailleur manuel.
Les sujets inspirés par la religion, l’histoire et la mythologie ont eu une grande importance à cette époque. Il en est ainsi de la sculpture commémorative avec des bronzes de Paul Dubois ayant servi à la réalisation du tombeau du général de Lamoricière comme La Prière, La Charité, La Méditation et Le Courage militaire.
L’époque a été sensible au portrait, en un temps qui connut le développement de la photographie. Sous la IIIe République, l’engouement fut particulièrement vif et cela constituait pour les sculpteurs une importante source de revenus et le moyen de renforcer leur notoriété.
Cette salle rend hommage à l’un des artistes à l’origine de la création du Musée, Alfred Boucher, sculpteur formé auprès de Marius Ramus, puis de Paul Dubois et Augustin Dumont à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris .
Cette salle est composée autour de marbres d’Alfred Boucher : Jeune fille aux anglaises, Portrait de femme à la rose, La Pensée et La Baigneuse. La Jeanne d’Arc est un rare exemple d’un mélange des matériaux, la statuette ayant été exécutée en bronze doré, marbre blanc et granit.
Point d’orgue de la présentation des collections de sculptures, le musée de Nogent-sur-Seine possède désormais le plus bel ensemble d’œuvres de Camille Claudel sur le plan international.






