Présentation de l'ouvrage

Présentation de l'ouvrage " Alfred Boucher, l'oeuvre sculpté, catalogue raisonné"

Jacques Piette présentera son ouvrage « Alfred Boucher (1850-1934), L’œuvre sculpté, catalogue raisonné ». Le samedi 4 octobre 2014 à 16h au musée Dubois-Boucher. Entrée gratuite. Jacques Piette a ét...

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    Présentation de l'ouvrage " Alfred Boucher, l'oeuvre sculpté, catalogue raisonné"

    Mardi, 30 Septembre 2014 13:39

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Paul Dubois

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Paul Dubois naît à Nogent-sur-Seine le 18 juillet 1829, il est le fils unique de François Antoine Dubois et de Sophie-Claudine Guillaume. Il est issu d’une famille de notables provinciaux, puisque son père, est notaire, maire de Nogent et membre du Conseil Général de l’Aube.
A huit ans, il devient pensionnaire à Louis-Le-Grand, à Paris. Par la suite, il entame une préparation pour entrer à l’école polytechnique, qu’il doit interrompre pour des raisons de santé.
Inspiré par son grand-oncle, Pigalle, il commence à étudier avec attention la sculpture classique. En 1856, il entre à l’atelier de Toussaint, un élève de David d’Angers, pour y apprendre le dessin et le modelage.
Il part pour Rome pour parfaire son éducation artistique en 1858 et il y restera cinq ans. Il fréquentera les pensionnaires de la villa Médicis, notamment les sculpteurs Chapu et Falguière.
En 1860, il envoie ses premières œuvres à Paris : deux sculptures, Saint-Jean-Baptiste enfant et Narcisse et quelques médaillons en bronze d’italiens et d’italiennes. Il participe à la création du groupe des néo-florentins dont il sera l’un des plus talentueux représentants.
Peu à peu Dubois devient un artiste reconnu, surtout des étrangers. Son Sculpteur florentin du XVeme siècle lui apporte le succès. En 1866, l’Eglise de la Trinité, à Paris,  lui achète le marbre de La Vierge et l’enfant Jésus.
Il reçoit avant la guerre de 1870 la commande pour le tombeau du général de la Moricière. Il va y inscrire l’élan de l’expression de ses espoirs patriotiques déçus, de sa fierté offensée, de sa foi dans l’avenir. En 1879, cinq évêques inaugurent devant une assistance de dix mille personnes le monument qui fait pendant dans le transept gauche de la cathédrale de Nantes au tombeau du duc François de Bretagne par Michel Colombe. Le tombeau renoue avec ceux réalisés à la Renaissance italienne et française où le sculpteur représente des allégories chrétiennes et laïques.
Il réalise également la statue équestre du Connétable Anne de Montmorency puis celle de Jeanne d’Arc.
Il abordera également, avec succès, la peinture, guidé par son ami Henner.

Parallèlement à sa carrière artistique, Paul Dubois mènera une carrière administrative puisqu’il sera conservateur adjoint du musée du Luxembourg de 1874 à 1878 puis il deviendra le Directeur de l’Ecole Nationale des Beaux Arts et ce jusqu’à son décès en 1905.

{mosimage}Paul Dubois naît à Nogent-sur-Seine le 18 juillet 1829, il est le fils unique de François Antoine Dubois et de Sophie-Claudine Guillaume. Il est issu d’une famille de notables provinciaux, puisque son père, est notaire, maire de Nogent et membre du Conseil Général de l’Aube.

A huit ans, il devient pensionnaire à Louis-Le-Grand, à Paris. Par la suite, il entame une préparation pour entrer à l’école polytechnique, qu’il doit interrompre pour des raisons de santé. Il en gardera un esprit mathématique et rigoureux. Il s’inscrit alors à la faculté de droit, en réponse à la volonté de son père. Mais il n’a aucun goût ni pour le droit, ni pour l’économie politique. A l’inverse, il éprouve un fort intérêt pour la musique, le dessin et tous les arts de manière générale. Il devient donc un visiteur régulier du Louvre et un auditeur des concerts du Conservatoire.

Inspiré par son grand-oncle, Pigalle, il commence à étudier avec attention la sculpture classique. En 1856, il entre à l’atelier de Toussaint, un élève de David d’Angers, pour y apprendre le dessin et le modelage. De cette formation il dira : « rien de moins matérialiste que l’art tel qu’il le comprend, rien de plus étroitement lié à la fonction de la pensée que le travail qu’il demande à la main d’accomplir ».

Il finit par convaincre son père de la réalité et de la vigueur de sa vocation et envisage un voyage à Rome. Il part en 1858 et il y restera cinq ans. Mais l’apprenti n’entre pas à la villa Médicis, qui, depuis 1801 accueille les grands prix de Rome. A trente ans il a dépassé l’âge d’en passer le concours d’entrée. Cependant, il ne loge pas loin, et en côtoie les pensionnaires. Dubois travaille, copie les modèles antiques et ceux de la renaissance italienne, médite, échanges des propos. Il a ainsi l’occasion de rencontrer différents adeptes du modèle classique : les sculpteurs Chapu et Falguière, le paysagiste Didier, les musiciens Bizet et Paladilhe. Ces rencontres lui confirment l’importance des liens entre les arts et l’importance de l’Antique dans la formation du goût. C’est ainsi qu’il affirme : « Voilà l’école [l’Antique] où se forme le goût sûr, l’amour de la vérité sans exagération ni bizarreries, le sentiment de la mesure, la grandeur et la simplicité du style. Ne croyez pas que l’étude des Maîtres puisse rien ôter à l’originalité du talent ! Il est deux manières d’être original : comptez sur les Maîtres pour préserver de l’une et vous aider à trouver l’autre. Quelles que puissent être les apparences, les spectacles que nous offrent le monde et la nature ne sont guère sujet au changement .Les Maîtres vous enseignent que c’est par la manière personnelle de sentir et d’exprimer les passions éternelles de l’humanité qu’un artiste renouvelle et s’approprie un sujet. ».

{mosimage}En 1860, il envoie ses premières œuvres à Paris : deux sculptures, Saint-Jean-Baptiste enfant et Narcisse et quelques médaillons en bronze d’italiens et d’italiennes. Il signe encore Dubois Pigalle. Ces deux sculptures sont retenues par l’Académie des Beaux-arts pour le Salon Officiel de 1862. A ce même Salon, on peut aussi voir Delaunay avec son Brutus et sa nymphe Hespérie, Didier avec ses paysages Latins, Henner avec ses nymphes et ses portraits, Chapu avec Jeanne d’Arc et La Jeunesse. Cette même année, un envoi d’argent de son père permet à Paul Dubois de finir ses études romaines, tout en sous-entendant une certaine reconnaissance paternelle. La période de ce séjour italien est celle de l’occupation de Rome et de la campagne de Lombardie, mais ce contexte politique tendu ne le dérange pas : à de nombreuses occasions, tout au long de cette décade, il part à la découverte du pays.

De 1863, date le Chanteur Florentin. Paul Dubois est de retour à Nogent, où son père a dorénavant totalement accepté son travail.

En 1863, à 34 ans, il épouse Henriette Pelletier, et le couple s’installe, modestement, dans l’appartement parisien, situé au coin du boulevard Saint-Michel et de la rue Soufflot. De ce mariage naîtront deux enfants : Paul, en 1864 et  Louis en 1868. L’artiste se rend chaque jour à son atelier 68 rue d’Assas, où il travaille tout aussi bien des toiles que des ébauches de marbre.

Le Ministère des Beaux-arts achète les deux statues du Salon de 1862. Mais leur fabrication coûte plus chère qu’elle ne rapporte. Pour faire vivre sa famille, Paul Dubois devient donc copiste chez  Rodier. Pour souligner sa confiance dans ses talents, Rodier lui passe commande des portraits sculptés de sa femme et de ses enfants.
Dans sa démarche artistique, l’artiste relie intimement dessin, peinture et sculpture.   Le dessin permet de noter l’inspiration ; il est un instrument de travail pour la peinture. Celle-ci révèle les sentiments par l’intermédiaire de la couleur et est une préparation pour la sculpture, qui marque le triomphe du rythme et de la vie. L’ensemble de ce travail et de ces recherches porte la trace de Henner, son maître. En effet, l’étude des formes et de la lumière est avant tout des moyens dans la recherche de la simplicité du travail de la couleur.

Peu à peu Dubois devient un artiste reconnu, surtout des étrangers. En 1866, l’Eglise de la Trinité, à Paris,  lui achète le marbre de La Vierge et l’enfant Jésus. Cette même année, l’écossais, Richie lui commande des bustes de sa femme et de lui-même. En 1869, c’est au tour de la serbe, Mlle Karageorgevittch, de lui commander un buste.

Avec Eve, Paul Dubois franchit une nouvelle étape dans sa recherche formelle. Il veut représenter non plus des traits personnels et mortels mais des traits plus durables, plus éternels. A son sujet, dans la Gazette des Beaux–arts, en 1873, Lafenestre constate « M. Paul Dubois, sorti de la retraite, reparaît tout-à-coup avec son Eve. Il a donné satisfaction à tous en prenant pour sujet poétique le type même de la beauté éternelle, complète, féconde. Il ne devait chercher dans notre Mère commune ni la femme tentée, ni la femme coupable, ni la femme punie. La pose est poétique, naturelle, vraiment trouvée parce qu’elle a été sans doute longtemps et patiemment cherchée. »
En 1867, il expose à l’Exposition Universelle un marbre, la Vierge à l’enfant. L’artiste, à cette occasion, est fait chevalier de la Légion d’Honneur.

Ses recherches se poursuivent en parfait accord de tous les arts. Avec curiosité, il parcourt la France et l’Europe et leurs musées : Berlin, Gand, Amsterdam, la Haye, Harlem, Londres, l’Espagne… Il exécute alors de nombreux carnets de croquis et d’études, dans lesquels il note ses découvertes, ses impressions et ses idées.

La France est alors plongée dans la guerre de 70, et subit l’avancée prussienne ; de nombreux artistes s’écrient, chacun avec son moyen d’expression :  « français vaincu, plutôt que prussien vainqueur ! ». Ainsi, Gounod compose  A la frontière,  Lenepveu son Requiem de Lenepveu, Paladilhe, La Patrie, de son côté Rodin sculpte La Défense, Mercié, La Gloire et la Douleur, La Gloria Victis, et Quand même ! Inscrit dans cette lignée, Dubois pense que travailler son art avec le génie français est une forme de patriotisme. Mais, malgré cet élan, il ne terminera jamais son monument au Génie de la France.

{mosimage}En 1868, on retrouve cette même recherche d’expression de la glorification des vaillants, de l’héroïsme, de la résistance obstinée dans la figure de La Douleur, dans la tombe de son père - un monument surmonté d’un buste d’Antoine Dubois. C’est à ce moment que lui est passée la commande de la tombe de Lamoricière. Il va y inscrire l’élan de l’expression de ses espoirs patriotiques déçus, de sa fierté offensée, de sa foi dans l’avenir. En 1879, cinq évêques inaugurent devant une assistance de dix mille personnes le monument qui fait pendant dans le transept gauche de la cathédrale de Nantes au tombeau du duc François de Bretagne par Michel Colombe.

De 1874 à 1878, il est conservateur-adjoint au musée du Luxembourg.

Le Salon de 1876 marque pour Dubois le début de la gloire grâce au grand succès des statues du Tombeau de Lamoricière exposées alors dans les jardins de l’Exposition Universelle. Cette même année, il entre à l’Institut.
En 1878, non seulement le monument Lamoricière est exposé au Champs de  Mars, mais l’artiste présente aussi au public une grande huile de ses enfants. Le public ne peut alors qu’être frappé de la complémentarité du travail dans ces différents modes d’expression.

Ses deux enfants, sont pour le père l’occasion de nombreux portraits complémentaires : à la plume, à l’huile, en terre cuite ou en marbre.
Et c’est ainsi que dans son intimité, il prolonge sa longue carrière de portraitiste. Pendant un quart de siècle, sans interruption, Paul Dubois restera un des peintres préférés de la société parisienne. Les nombreux travaux préparatoires (sur les couleurs, les tons, l’expression, les fonds…) qui précèdent ces œuvres, révèlent que Paul Dubois double ce travail qui lui ouvre la reconnaissance publique d’un intense travail de recherche sur les potentialités expressives de la peinture.

Durant toute cette période, il reçoit de nombreuses commandes tout aussi bien de peintre que de sculpteur.
A Nogent-sur-Seine le sculpteur Marius Ramus lui présente vers 1868-1869 un jeune homme, Alfred Boucher, qu’il a initié à la sculpture. Il aidera et guidera le jeune prodige  tant à l’Ecole des Beaux Arts de Paris que dans les débuts d’une carrière qui s’avérera longue et prolifique.

En 1878,  à 49 ans, il est nommé directeur de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts. De nombreux artistes, qu’ils soient amis ou officiels, viennent le voir. Et c’est à nouveau l’occasion d’une rencontre de tous les arts : la musique, avec Paladilhe, Didier, Bizet, Saint-Sens, ou Gounod , la sculpture avec  Falguière, Peter, Boucher et Rodin, la peinture, avec Henner, Moreau, Baudry, Delaunay ; mais aussi Garnier, l’architecte Bonnat, etc. Des savants, des médecins, des marins… participent aussi à ces rencontres, ces séances de musiques et de lecture
C’est dans l’atelier de Alfred Boucher qu’il fait la rencontre en 1881-1882 de Camille Claudel et qu’il fera cette remarque prophétique « Vous avez pris des leçons avec Monsieur Rodin !»

En 1879, Carl Jocobsen, le propriétaire danois de la brasserie Carlsberg, l’une des plus importantes du monde, et amateur d’art demande à Pasteur l’autorisation de faire exécuter son buste en marbre pour l’ériger dans ses laboratoires, en commémoration des services rendus. Pasteur accepte, commande est passée à Paul Dubois.
De cette rencontre entre l’artiste et le modèle en restera une estime mutuelle qui durera jusqu’à la mort du biologiste.

La notoriété et la reconnaissance publique de Dubois, durant toutes ces années, ne cessent de croître. En 1886, il est fait  Commandeur de la Légion d’Honneur ; puis, en 1900, l’Etat lui  remet la Grand-Croix de la Légion d’Honneur à l’occasion de l’Exposition Universelle.

En 1886, à son retour d’exil en  Angleterre, le duc d’Aumale entreprend la restauration de son domaine de Chantilly, héritage de Condé. Il en fait cadeau à La France, et commande à Dubois une statue en hommage au connétable Anne de Montmorency. Il est convenu que la statue équestre se dressera sur la terrasse construite par Bullant. Dubois fait cinq ans de recherche, et cherche à affirmer les traits rudes et finauds du fameux chef de guerre. Dubois dans ses recherches se fait donc tour à tour historien, archéologue et naturaliste.
Quand le monument s’élève, Henri d’Orléans n’est plus à Chantilly. Les républicains font front contre les Monarchistes en progrès aux élections de 1885. Le prince est reparti en exil. L’accueil de la statue, au Salon de 1886 est des plus élogieux.

En 1879, une souscription est lancée pour la réalisation d’une statue équestre de Jeanne d'Arc. Paul Dubois va avoir l’occasion de développer un de ses thèmes favoris : l’expression du Génie de la France. Il va mettre dix ans à réaliser son idée. Là encore, il effectue de nombreuses recherches et études. Il examine le thème, sous toutes les formes qu’il peut prendre : vitrail, peinture, sculpture, chronique, récit du procès, commentaire, manuscrit, sceau, enluminure… Peu à peu les idées, les études et les esquisses se précisent. Les nombreuses études en cire traduisent les étapes de sa réflexion et sa volonté d’exprimer le courage d’une âme.

{mosimage}Deux idées principales sont retenues, en voici la description qu’en fait L’Eclaireur, le 2 mai 1889 : « L'une, découverte, aux cheveux courts tombants, est surmontée seulement d’une couronne de lauriers. L’autre est celle qu’on voit aujourd’hui, emprisonnée dans l’armet sans visière et n’empruntant son caractère surnaturel qu’à l’expression des yeux. Cette dernière a été retenue d’un commun accord par tous les amis du maître. Elle n’a pas de couronne, il est vrai. Mais l’admiration du public va lui en mettre une. » Dans le deuxième temps, il entreprend de toutes aussi nombreuses recherches pour choisir les textes qui vont s’inscrire sur le socle.
Enfin, la statue est livrée pour être coulée à cire perdue, procédé auquel Paul Dubois tient, malgré les difficultés et le travail supplémentaire : c’est le procédé de la statuaire antique et celui de la Renaissance, le seul permettant une reproduction exacte du travail de l’artiste. La première tentative est celle de Reims, un deuxième essai, dont deux statues sont issues, fut réalisé en 1893 : ce sont les statues du parvis de Saint-Augustin à Paris et du parvis de l’église Saint-Maurice, à Strasbourg. Une réduction de la combattante extasiée est offerte au pape Pie X qui en dit « les yeux levés, c’est la Prière. L’épée levée, c’est l’Action ».
Au Salon de 1895, elle suscite de grandes émotions. La statue de Reims donne lieu à une inauguration solennelle présidée par Félix Faure, le 14 juillet 1896.
Les villes de France se disputent ce Membre d’Honneur pour leurs académies locales. Les pays d’Europe lui offrent des diplômes honorifiques, des décorations.

Depuis 1893, le patronyme de l’artiste est devenu Paul-Dubois.

1900, en France est l’époque de l’Art Nouveau. Le pays est fier de son redressement, de sa force industrielle aussi bien que de son rayonnement intellectuel et artistique. Il donne le ton à L’Europe : c’est une période faste. A l’Exposition Universelle, Dubois a sa part de gloire, il y montre  Jeanne d’Arc, le Tombeau du Duc d’Aumale, des portraits et des bustes.
Cette même année, il travaille aussi à la Statue Tombale de sa mère. C’est aussi l’année de la mort de sa femme.
Une fois de plus, il ne cherche plus à représenter, comme il l’a souvent fait, des figures héroïques de son pays, mais il travaille à un monument de deuil et d’espérance à la gloire de la France.  Il fait alors l’esquisse du groupe de L’Alsace- Lorraine, aussi appelée Le Souvenir. Mais l’Alsace semble demander pitié et la Lorraine s’abandonne. Dans la version définitive l’espoir prend le pas sur la pitié. L’Alsace fait le fruit de nombreuses recherches et études, c’est cette recherche d’idéal qui s’est appelée tour à tour : Muse, Madeleine, Jeanne d’Arc ou Souvenir, selon l’expression, mais toute reflète la même beauté morale.

Du monument que Dubois voulait élever à la France vaincue mais vivante, un groupe seulement sur trois avait pris forme dans la cire perdue. Plusieurs fois exposé, ce groupe est aussi souvent modifié. C’est le souvenir des années douloureuses que Dubois fait passer dans le regard de cette alsacienne encourageant une sœur moins vaillante qu’elle.
En 1905, une pneumonie et une longue fièvre affaiblissent fortement son cœur. Il meurt en mai : des funérailles solennelles, à la mesure de sa notoriété, lui sont rendues dans la cour de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.

Géraldine Therre
D’après les travaux de recherche de Mme Françoise du Castel

Bibliographie : Françoise P.D. du CASTEL PAUL DUBOIS, peintre et sculpteur 1829-1905, les éditions du Scorpion 1964.

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